Travailler trop augmente les risques de dépression
Travailler plus de 11 heures par jour multiplierait par 2 le risque de souffrir de dépression. C’est ce que tend à montrer une récente étude réalisée par des chercheurs britanniques.
On savait déjà que travailler trop pouvait avoir des répercussions sur la santé mentale des salariés : anxiété, baisse des fonctions cognitives, troubles du sommeil. Une étude publiée dans la revue PLoS ONE semble établir des liens clairs entre la surcharge de travail et la survenue de dépression.
Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont réalisé une étude auprès de 2 000 fonctionnaires britanniques. Au commencement de l’étude, aucun ne présentait de troubles d’ordre psychologique. 6 ans plus tard, des dépressions graves ont été diagnostiquées chez 66 d’entre eux (3,1 %).
Les scientifiques ont pu mettre en évidence une relation forte entre la durée quotidienne du travail et le risque de survenue de la dépression. Ils ont ainsi montré qu’au sein de la population concernée, les personnes travaillant plus de onze heures par jour présentaient un risque de dépression 2,3 à 2,5 plus élevé que ceux qui effectue des journées de travail normales (7 à 8 heures). Cette association entre les longues journées de travail et la survenue de dépression se maintient, voire se renforce, après le contrôle d’autres paramètres (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle,…) pouvant avoir une incidence sur le phénomène observé.