Le visage du travail a beaucoup changé : des exigences plus fortes (charge, rapidité, rentabilité…), des règles du jeu où l’on ne s’y reconnaît plus ; il faut souvent naviguer dans un climat morose et il devient parfois difficile de se mobiliser. Tout cela met à rude épreuve les capacités d’adaptation des salariés et les oblige à concevoir des moyens nouveaux pour se ressourcer et pour contrer les effets pernicieux du stress.
Cependant certains semblent s’en sortir mieux que d’autres, comment font-ils ?
En fait, ils réussissent à se mettre dans un état d’esprit dynamisant, ils élaborent des stratégies pour modifier leur perception des choses et des personnes, ils changent leurs perspectives. Lors des situations qui se présentent à eux, ils fixent leur attention sur leurs ressources, leur pouvoir d’action direct ou indirect, ils perçoivent le côté optimiste de la vie. Mais au-delà de ce regard différent qui aide à se mobiliser activement, une croyance essentielle persiste : la conviction que nous pouvons faire quelque chose, que nous avons une responsabilité dans ce qui nous arrive et donc une responsabilité dans la manière de nous en sortir.
Adopter une attitude défaitiste ou se comporter en victime, attendre que les choses s’arrangent, blâmer les autres  sont des comportements qui ont tendance à cristalliser voire à amplifier les problèmes mais ne facilitent pas leur résolution.
N’avons-nous pas entendu…ou dit ? « Ça ne marchera jamais ! », « eh bien ça promet, on n’a encore rien vu ! », « c’est trop compliqué », « on n’arrivera à rien », « il faut être réaliste », « le pire est à venir »…ces  phrases  « anodines » qui donnent une petite musique entraînant à imaginer le pire, et qui à force de la fredonner, peut produire…le pire !
L’optimisme, la « foi » souvent qualifiée d’idéalisme, l’humour sont sous-utilisés  au travail, cependant ils ont des vertus thérapeutiques. L’humour, par exemple, détend et aide à traverser les problèmes, et, l’optimisme et la foi ouvrent des perspectives. Lorsque l’on rit ou sourit, on note une altération du tonus musculaire et des modifications de l’activation mentale. Chaque jour, essayons de trouver un temps pour une pause « humour » et recherchons activement les opportunités  de nous détendre le mental !