La médiation permet aux protagonistes l’apprentissage du dépassement de la crise. Elle aide  les personnes à regarder les situations sous d’autres angles, en abandonnant ce qui les enferme. Quant au médiateur, il est là comme un facilitateur de communication, intervenant là où les individus ou groupes d’individus n’arrivent plus à interpréter correctement ce qu’ils vivent, rencontrent des difficultés à produire du sens partagé, à prendre des décisions communes.
Le recours à la médiation permet bien sûr d’éviter le procès parfois vécu comme « violent » et toujours onéreux. Ainsi les conflits présentés devant les Conseils de Prud’hommes ont baissé de 25% entre 1997 et 2007, ils sont en effet de plus en plus réglés par d’autres moyens, dont la médiation.
La médiation peut aussi être préventive de risque de conflit, par exemple dans le cadre d’un projet où les relations s’avèrent délicates, voire difficiles (ex : joint venture, fusion, déménagement de l’entreprise, négociation collective avec les IRP…)
La croissance de la médiation démontre aujourd’hui une intention « d’aller à la rencontre de l’Autre » et de trouver ensemble une solution alternative qui satisfera chacun.
Ce dernier point est le plus prometteur pour la société en général dans le sens où il augure d’un déploiement de l’ouverture à l’autre, et de la capacité à se remettre en question. On peut donc interpréter ce développement comme le résultat d’une évolution positive de  la dimension humaine en entreprise.
Développons des comportements favorisant la « culture de la médiation » tels que notre capacité à pouvoir exprimer dès leur émergence, naturellement et sans délai, nos ressentiments, frustrations et/ou insatisfactions à l’Autre, ceci dans son respect,  afin de prévenir la crise annonciatrice de blocage de la relation.
Humanime vous propose l’apprentissage du « oser dire », du « avoir le courage de » et  de « savoir reconnaître et exprimer ses sentiments », ainsi qu’« être réceptif à l’Autre et à sa différence », et enfin, « apprendre à s’ajuster en permanence en se respectant soi-même ainsi que son environnement ».
Cela suppose donc d’admettre et de prendre sa part de responsabilité dans toute situation, en acceptant d’utiliser son pouvoir –de manière saine- dans la « manière de faire » pour résoudre une situation insatisfaisante.
Il existe deux types de médiation :
- la médiation judiciaire, lors du déroulement d’un procès, « le juge saisi d’un litige, peut, après avoir recueilli l’accord des parties, désigner une tierce personne afin d’entendre les parties et confronter leurs points de vue pour leur permettre de trouver une solution au conflit qui les oppose. Ce pouvoir appartient également au juge des référés, en cours d’instance. » Art 131-1 du code de procédure civile.
- et la médiation conventionnelle : les parties au travers d’une convention commune, désignent un médiateur pour leur permettre de résoudre un litige en dehors de toute intervention judiciaire.